Immigration clandestine : le Quai d’Orsay cherche le soutien de l’Atlantide (Brave Patrie)

La chute du régime du Colonel Kadhafi, qui semble maintenant inévitable, rend la frontière sud de l’Union Européenne perméable à l’afflux de clandestins en provenance d’Afrique subsaharienne. Les chancelleries, au premier rang desquelles le Quai d’Orsay, tentent de trouver une solution de remplacement.

L’agence européenne pour la gestion de la coopération opérationnelle aux frontières extérieures (Frontex) est en alerte depuis le début des événements révolutionnaires au Maghreb : ce bras armé de l’espace Schengen, chargé de s’assurer que personne ne vienne circuler librement là où c’est interdit pour lui, se retrouve gravement démuni face aux désordres d’outre-Méditerranée.

La politique générale de l’agence est en effet d’externaliser les postes-frontière de l’UE, une décision prise sous la pression conjuguée de la bulle immobilière sur les côtes sud de l’Europe d’une part — qui rend l’installation de la moindre guérite hors de prix — et d’autre part la mauvaise réputation que peuvent offrir certaines pratiques des polices européennes — comme par exemple jouer à la bataille navale dans les eaux internationales.

Cette délocalisation de l’activité de garde-frontières au profit de pays tiers permet par ailleurs à l’Union Européenne d’optimiser son efficacité et de surperformer en s’affranchissant de lois poussiéreuses vieilles de 60 ans. Une autre ère.

Parmi les pays bénéficiaires de cette réorganisation stratégique de la DRH européenne se trouvent le Maroc ou encore, objet de l’alarme actuelle, la Libye, avec laquelle l’Europe était sur le point de signer un accord-cadre relatif à la lutte contre l’immigration clandestine.

Les vacillements du régime libyen laissent malheureusement l’Union Européenne sans interlocuteur pérenne à convaincre « d’envisager de ratifier le statut de Rome », à « encourager à appliquer un moratoire sur la peine de mort » ou encore à « vigoureusement » inviter à signer la Convention de Genève sur le statut des réfugiés.

C’est pourquoi il est urgent pour l’Europe de trouver un nouveau partenaire pour colmater cette brèche béante dans sa frontière méridionale.

Travailleuse acharnée et infatigable, Mme Alliot-Marie s’est attelée à la tâche dès les premières rumeurs de possibles troubles en Libye, ce 22 février vers 11h45.

Pour cette diplômée en ethnologie, le constat est implacable : la vacance du pouvoir en Tunisie, en Libye et, dans une moindre mesure, en Egypte, ne laisse qu’une seule option pour verrouiller l’est du bassin méditerranéen : les Atlantes.

Située par certains exégètes dans l’Océan Atlantique, en Mer du Nord ou encore au large du Cap Nègre, l’Atlantide se serait plus probablement trouvée dans les environs de la Mer Egée. De cette civilisation mystérieuse nous ne savons presque rien, sinon qu’ils maîtrisaient l’énergie nucléaire, pouvaient lire dans les pensées, se nourrissaient de lumière et auraient inventé le Rubik’s Cube.

Des assertions nimbées d’incertitude, mais qui pour la ministre des Affaires Etrangères conviennent parfaitement à la situation actuelle. Adoptant la philosophie de l’ancien Secrétaire de la Défense américain Donald Rumsfeld, elle a ainsi déclaré : « Quand nous ne savons pas à quoi nous attendre, autant se fier à l’improbable. On sait jamais. »

On souligne par ailleurs dans l’entourage de Mme Alliot-Marie que pour trouver des relations d’affaires avec l’Homme de l’Atlantide, le Canard Enchaîné va devoir « sérieusement tortiller du cloaque ».

L’émissaire du gouvernement français auprès des Atlantes n’aurait pas encore été formellement choisi, mais il se murmure dans les milieux autorisés qu’il pourrait s’agir de Boris Boillon, actuellement ambassadeur en poste à Tunis.

M. Boillon possède en effet déjà un maillot de bain, et tout laisse supposer que si son mode de communication se limite à ouvrir et fermer la bouche sans faire de bruit, la France ne risque pas de manifestations de soles velues devant l’épave du Charles-de-Gaulle.

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