La Commission Européenne préconise la construction d’un toit au dessus de la Grèce (Brave Patrie)

Le gouvernement grec, motivé par une propension somme toute naturelle à la fermeture et à la position fœtale de sécurité alors que la crise économique achève les espoirs de la population pour les cinquante années à venir, a décidé d’appliquer une politique de tolérance zéro en matière d’immigration illégale.

Il s’agit de s’orienter vers une solution radicale qui a déjà fait ses preuves partout dans le monde [1] : bâtir un mur sur la frontière de la Grèce avec la Turquie pour empêcher physiquement la circulation des immigrés illégaux. Ils pourront ainsi, dans la joie et la bonne humeur, s’écraser comme des insectes sur cette nouvelle démonstration de la majesté architecturale hellénique que les touristes viendront admirer dans quelques milliers d’années.
Une manière définitive de poser les frontières de l’Union Européenne : non, la Turquie n’entrera jamais dans l’Europe, ou alors de nuit avec un grappin et une corde.

La Commission Européenne approuve cette mesure, mais suggère également à la Grèce « d’aller au fond des choses » en bâtissant un toit au dessus du pays.

En effet, certains immigrés illégaux, ces petits péripatéticiens, transitent par voie aérienne. Rien de plus simple d’obtenir un visa touristique, de prendre un aéroplane pour la Grèce et d’y rester sans droit ni titre. Un toit constituerait une protection infranchissable, garantissant au grecs de ne pas avoir à partager ce qui leur reste, c’est-à-dire rien du tout, avec d’indésirables intrus.

Si l’opération s’avère techniquement compliquée, elle ouvre néanmoins des perspectives nouvelles de développement pour un pays frappé de plein fouet par la disparition du franc. A terme, la Grèce pourrait devenir entièrement habitable, le gouvernement n’excluant pas l’installation d’une cuisine équipée dans la région de Delphes et de sanitaires à la place des vestiges d’Olympie.
Notes

[1] Il faut, à ce titre, reconnaître que les soviétiques n’avaient pas que des mauvaises idées.

Voir en ligne : Sur le site de Brave Patrie